Thomson Undji Batangalwa, journaliste-correspondant de la radio sud-africaine « Chanel Africa » à l’est de la RDC et journaliste-reporter de la Radio Tanganyika Espoirs des Opprimés (RTEO), station basée à Fizi, dans la province du Sud-Kivu, est depuis le 13 juillet 2021, objet d’une série de menaces de mort émises par des inconnus se réclamant de la « communauté Banyamulenge ».  

Selon nos sources, le journaliste aurait diffusé sur les ondes de Chanel Africa, en date du 12 juillet 2021, une information sur l’attaque de la base des FARDC dans la localité de Minembwe par les rebelles Ngumino et Twirwaneo issues de la communautés Banyamulenge.  

Après la diffusion de cette information, Thomson Undji a reçu plusieurs appels téléphoniques lui intimant l’ordre de diffuser l’information prouvant les liens existants entre les FARDC et les groupes armés Maï-Maï dans le trafic des vaches des Banyamulenge.  « Tu es un porte-parole des FARDC et des Maï-Maï. Pourquoi dans tes reportages tu qualifies les Banyamulenge des rebelles ? ».

Le 17 juillet, il a reçu un autre appel téléphonique. Son interlocuteur lui a demandé avec insistance de demander pardon à toute la communauté Banyamulenge et qu’il serait désormais surveillé à distance.

Contacté par JED, Thomson Undji Batangalwa a déclaré : « Parmi ces auteurs des menaces, j’ai reconnu un à travers son numéro WhatsApp. Celui-ci m’a qualifié d’être porte-parole des Maï-Maï ainsi qu’un propagateur des messages de haine. Il s’agit d’un certain Enock, un leader de la communauté Banyamulenge qui fut préfet de l’institut UGEAFI à Minembwe. C’est depuis le 18 juillet que je ne me rends plus au travail par peur d’être attaqué »

Journaliste en danger (JED) dénonce fermement ces menaces qui mettent en péril la sécurité d’un journaliste.

JED apporte tout son soutien à Thomson Undji et l’encourage à saisir les instances judiciaires contre les personnes identifiables qui menacent sa sécurité.