Sud-Kivu : JED exige la libération d’un journaliste détenu depuis plus de 24 heures dans un cachot de la justice militaire

Selon les informations parvenues à JED, Théodore Toyi Mirefu, journaliste à la Radio le Messager du Peuple, station émettant à Uvira, ville située à environ 150 Km de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu (Est de la RD Congo), a été mis aux arrêts, le lundi 12 février 2018 vers 17 heures, par des éléments des Forces Armées de la RD Congo (FARDC) et placé en détention au cachot de l’auditorat militaire garnison d’Uvira où il a passé la nuit, sans être auditionné.

Le journaliste a été appréhendé au moment où il était en train de filmer une agence de télécommunication qui venait d’être attaquée par des hommes armés. C’est alors que l’auditeur militaire de garnison d’Uvira a ordonné l’arrestation immédiate de  Théodore Toyi Mirefu, selon lui pour avoir réalisé un reportage dans les installations de cette agence de télécommunication « sans autorisation préalable des autorités compétentes ».

Contacté par JED, M. Elie Kalembire, directeur de la Radio  le Messager du Peuple, a déclaré : « Théodore Toyi n’a pas participé au braquage de cette agence de télécommunication. Il s’y était rendu que pour réaliser un reportage afin d’informer la population locale sur cette attaque armée qui aurait fait deux mort. L’auditorat militaire garnison d’Uvira nous oblige de payer une caution avant de pouvoir libérer notre confrère ».

Journaliste en danger (JED) dénonce cette incarcération arbitraire et abusive, et demande la libération immédiate et sans condition du journaliste et l’abandon des poursuites à son encontre.

JED rappelle que la détention d’un journaliste en raison de ses activités professionnelles constitue une violation grave de la liberté d’information.