En RDC, la prudence a parfois confiné à l’autocensure. “Des informations concernant des détournements de deniers publics destinés à lutter contre le coronavirus ont circulé dans les rédactions”, témoigne Tshivis Tshivuadi, le secrétaire général de Journaliste en danger (JED), une organisation congolaise de défense de la liberté de la presse partenaire de RSF. “Mais les journalistes qui se seraient aventurés à publier ces informations se seraient exposés à des poursuites.” La loi congolaise sur les médias, qui date de 1996, prévoit toujours des peines d’emprionnement, voire la peine capitale pour certains délits commis par voie de presse.